Comment puis-je améliorer ma capacité physique sans me blesser ?
Il ne s’agit pas de votre capacité maximale. Il s’agit de trouver combien vous pouvez faire aujourd’hui sans le payer demain.
Vous pensez peut-être qu’améliorer votre capacité physique signifie vous pousser au maximum dès le premier jour.
En réalité, c’est plus simple : il s’agit de trouver ce que vous pouvez faire aujourd’hui sans compromettre demain.
Si vous arrêtez de fumer, vous avez probablement déjà entendu que l’activité physique aide : elle réduit l’anxiété, améliore l’humeur et offre au cerveau une récompense différente de celle de la cigarette, ce que nous avons déjà vu dans le Septième Pas. Mais avant cette récompense, il y a une question plus simple : combien devriez-vous faire si vous n’avez jamais pratiqué d’activité physique, ou si cela fait des années que vous ne bougez plus ? C’est souvent là que les difficultés commencent, que vous arrêtiez de fumer ou non.
1Quelle est la bonne dose initiale d’activité physique, comment la déterminer et quel bénéfice apporte-t-elle ?
Chaque personne arrive avec une histoire différente de mouvement : sédentarité, sport, période d’arrêt, ou entraînement antérieur. Il n’existe pas de point de départ universel, et c’est pourquoi il n’existe pas non plus de dose initiale universelle. La bonne dose initiale, c’est tout simplement la quantité d’activité que vous pouvez soutenir aujourd’hui sans en subir les conséquences demain. Elle n’a pas à correspondre à ce que vous faisiez avant, ni à ce que fait une autre personne de votre âge.
Savoir ce que vous faisiez avant ne suffit pas. Ce qui compte, c’est ce que vous pouvez faire aujourd’hui : que vous soyez sédentaire, peu actif, actif, ou entraîné. L’âge modifie aussi le processus, même si vous partagez la même histoire et le même objectif qu’une personne plus jeune. Et l’objectif est individuel lui aussi : l’un veut commencer à bouger, un autre veut retrouver ce qu’il a perdu, un autre veut revenir à son niveau précédent, et un autre encore, qui s’entraîne déjà, veut simplement améliorer ses performances. Avant de commencer, il vaut aussi la peine de préparer votre corps pour ce que vous allez faire : vous échauffer, porter des chaussures adaptées, des vêtements confortables, et les bonnes conditions pour cette activité précise.
Le bénéfice de respecter votre dose initiale n’est pas seulement physique : c’est aussi de réussir à la maintenir. Faire plus que ce que votre corps tolère aujourd’hui n’accélère pas nécessairement la récupération, cela peut la saboter. Et ici, il vaut la peine d’être plus précis que de simplement parler d’éviter les blessures : il faut aussi prévenir la souffrance, la douleur et l’inconfort, même quand ils ne deviennent pas une véritable blessure. N’importe lequel d’entre eux, blessure ou non, peut vous empêcher de réessayer. Rien ne sert de courir : au début, mieux vaut pouvoir recommencer demain que devoir s’arrêter plusieurs jours.
2Comment puis-je commencer une activité physique et réussir à continuer le lendemain ?
Cela revient à savoir d’où vous partez, à tenir compte de votre âge et de votre état actuel, à choisir une dose initiale adaptée, à préparer votre corps avant l’activité, et à vous arrêter avant que l’inconfort apparaisse plutôt que d’attendre de le sentir pour seulement alors ralentir. Aucune de ces étapes, prise seule, ne garantit rien. Ensemble, elles sont ce qui vous permet de répéter l’activité demain, ce qui est, en fin de compte, l’une des choses qui comptent le plus au début : pas combien vous avez réussi à faire aujourd’hui, mais si vous pourrez le refaire.
3Que faire si le sport me laisse de la douleur, de l’inconfort ou une gêne ?
Si une douleur, un inconfort ou une gêne liés à l’effort sont déjà apparus, cela peut être le signe que vous avez dépassé ce que votre corps tolérait bien ce jour-là. Ce n’est pas un échec, c’est une information. La prochaine fois, la clé n’est pas d’attendre à nouveau que l’un de ces symptômes apparaisse pour ralentir : c’est de vous arrêter un peu avant d’arriver à ce point. Ce moment où vous décidez de vous arrêter plus tôt que ce que vous pensiez nécessaire est, paradoxalement, ce qui vous permet de réessayer demain.
4Quand une évaluation médicale est-elle utile avant de commencer ?
Avant de recommander une activité physique, il convient de considérer si, compte tenu de votre âge, de votre niveau de sédentarité, de vos symptômes, de vos antécédents médicaux ou de votre état de santé actuel, cette activité est adaptée à votre situation et, si oui, à quel niveau. Ce n’est pas une formalité : cela fait partie de la construction correcte de votre dose initiale. Si vous avez des doutes sur votre propre situation, cette conversation avec votre médecin est, en elle-même, le premier pas de votre activité physique.
Cela signifie avancer à partir du corps que vous avez aujourd’hui. STOPCIGARROS.COM DR. HUMBERTO PALLARES
Créateur conceptuel du Timing pour le sevrage tabagique